Conférence sur les alertes précoces multidanger: comment protéger les personnes et les biens

Conférence sur les alertes précoces multidanger: comment protéger les personnes et les biens

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19 mai 2017

Sous l'effet du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes dont il s'accompagne, à quoi s'ajoute la croissance démographique, des populations toujours plus nombreuses sont exposées aux inondations, aux vagues de chaleur et à d'autres aléas.

19 mai 2017 – Sous l'effet du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes dont il s'accompagne, à quoi s'ajoute la croissance démographique, des populations toujours plus nombreuses sont exposées aux inondations, aux vagues de chaleur et à d'autres aléas. Il importe donc plus que jamais d'améliorer les systèmes d'alerte précoce et la coordination des mesures de prévention.

Face à ces défis, une action concertée sera engagée, à la faveur d'une conférence internationale, en vue d'améliorer les alertes pour tout un éventail de risques imbriqués et de les traduire par des mesures concrètes sur le terrain.

La Conférence sur les alertes précoces multidanger: comment protéger les personnes et les biens a lieu à Cancún (Mexique), les 22 et 23 mai prochains, sous les auspices du Gouvernement mexicain. Elle est pilotée par l'Organisation météorologique mondiale et le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et bénéficie du soutien d'un large éventail de partenaires parmi lesquels figure la Banque mondiale. Les résultats de la conférence alimenteront les débats de la session de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe organisée à Cancún du 24 au 26 mai.

«Les phénomènes météorologiques extrêmes prélèvent un lourd tribut sur la société, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et sapent les efforts déployés pour éliminer la pauvreté. Une approche multidanger, dans le cas des systèmes d'alerte précoce, permet d'accroître, tant sur le plan technique que sur le plan financier, l'efficacité des mesures prises pour rendre les populations plus résilientes face au changement climatique et aux catastrophes naturelles. Des systèmes d'alerte conçus pour un seul type de risque ne sont pas toujours financièrement accessibles ou justifiés par le degré de risque», a déclaré Robert Glasser, Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la réduction des risques de catastrophe et Chef du Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes.

«En termes simples, on anticipe ce que pourrait être le temps mais on anticipe rarement ce qu'il pourrait causer», a fait valoir le Secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas.

«Par exemple», a-t-il ajouté, «un cyclone tropical peut entraîner à lui seul une cascade de phénomènes – vents forts, ondes de tempête, inondations côtières, inondations à l'intérieur des terres causées par des précipitations abondantes, etc.– qui nécessitent l'intervention des services d'urgence, des entreprises de transport et de services publics, des secteurs de l'éducation et de la santé ainsi que de la société civile. En axant davantage les prévisions météorologiques et les systèmes d’alerte précoce sur les impacts, on pourra sauver plus de vies, aujourd’hui comme demain.»

Plus de 80 % des calamités naturelles sont liées au temps ou à l'eau. Aussi les Services météorologiques et hydrologiques nationaux ont-ils un rôle clef à jouer dans la prévention des catastrophes.

Cadre de Sendai

La conférence de Cancún mettra l'accent sur les mesures que peuvent prendre les pays pour améliorer la diffusion des alertes précoces multidanger et des informations ou évaluations concernant les risques ainsi que l'accès à ces dernières. C'est là un objectif majeur du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, plan mondial adopté en mars 2015 par les États Membres de l'ONU dans le but de réduire les pertes causées par les catastrophes.

Les phénomènes météorologiques extrêmes se conjuguent avec les autres facteurs de risque que sont la pauvreté, l'urbanisation anarchique, la déforestation, un cadre institutionnel défaillant et le manque de sensibilisation de la population pour faire de très nombreuses victimes et occasionner des pertes économiques faramineuses.

Les améliorations apportées aux systèmes d'alerte précoce, rendues possibles notamment par le recours aux satellites météorologiques, le développement des services météorologiques nationaux et les opérations d'évacuation menées promptement par les services de protection civile, ont toutes contribué à faire baisser la mortalité causée par les catastrophes d'origine météorologique.

De gros efforts sont déjà déployés à l'échelle internationale pour moderniser les systèmes d'alerte précoce dans les pays en développement, comme en témoigne l'Initiative sur les systèmes d'alerte précoce aux risques climatiques (CREWS), à laquelle participent l'Organisation météorologique mondiale, la Banque mondiale, le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et le Gouvernement français.

Les participants à la conférence s'entendront sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer les capacités des pays en développement, notamment en matière d'alerte précoce multidanger.

La conférence sera aussi l'occasion de présenter les programmes menés dans les régions qui s'étendent du sud-est de l'Europe au sud-est asiatique, des projets spécifiques à des pays comme le Laos et le Myanmar, des systèmes satellitaires européens, chinois et américains ainsi qu'une foule d'autres projets.

Les délégués étudieront aussi les moyens de mettre sur pied une version mondiale du réseau européen Meteoalarm qui suscite beaucoup d'éloges. Ce système reçoit les alertes émises par les services météorologiques nationaux et les diffuse auprès du grand public en évitant les termes abscons et en expliquant avec des mots simples et à l'aide d'un codage couleur l'impact potentiel des dangers annoncés.

Les participants à la Conférence formuleront des recommandations en prévision de la séance spéciale sur les alertes précoces de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, qui aura lieu le 24 mai.

 

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Site Web de l'OMM: public.wmo.int

Les informations relatives à la Conférence sur les alertes précoces multidanger sont disponibles ici.

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

Clare Nullis, attachée de presse au Bureau de la communication et des relations publiques
(tél. fixe: +41 (0)22 730 84 78; tél. port.: +41 (0)79 709 13 97; courriel: cnullis@wmo.int)

Jonathan Fowler, chargé de communication au Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (tél. fixe: +41 (0)22 917 79 15; tél. port.: +41 (0)76 691 03 14)

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