L’OMM et le Fonds vert pour le climat unissent leurs forces pour promouvoir un mode de développement résilient face au climat et sobre en carbone

L’OMM et le Fonds vert pour le climat unissent leurs forces pour promouvoir un mode de développement résilient face au climat et sobre en carbone

10

Publié

10 décembre 2018

Katowice, 10 décembre 2018 – L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Fonds vert pour le climat (FVC) ont décidé, par le biais d’un accord officiel, de collaborer à la promotion d’un mode de développement économe en carbone et résilient face au climat. Il s’agit en effet de mettre les compétences de l’OMM dans les domaines du temps, du climat et de l’eau au service d’une plus grande efficacité des activités financées par le Fonds.

Dans la cadre du protocole d’accord signé par les deux organisations, l’OMM aidera les instances accréditées auprès du Fonds à tirer le meilleur parti de leurs investissements dans les systèmes météorologiques et hydrologiques et les services connexes d’information sur le climat. Le but visé est de soutenir de façon pragmatique, via les meilleures données scientifiques disponibles, l’action menée en faveur du climat à une époque où les opportunités de financement se multiplient en même temps que s’accroissent les risques liés au climat.

L’accord a été signé par le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas et le Directeur exécutif par intérim du FVC, Javier Manzanares après une séance sur le financement des projets relatifs au climat organisée à l’échelon ministériel dans le cadre des négociations de la COP 24 sur les changements climatiques qui se tiennent en ce moment à Katowice, en Pologne.

WMO and GCF«Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux jamais égalés en trois millions d’années et ne semblent pas vouloir se stabiliser, ce qui condamne notre planète à un réchauffement prononcé caractérisé par des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, tandis que notre vie quotidienne et les économies nationales seront soumises à davantage de contraintes», a souligné M. Taalas.

«Nous avons déjà un avant-goût de ce qui nous attend, les quatre dernières années caracolant en tête des plus chaudes jamais enregistrées, la température moyenne dépassant de près de 1 °C celle de l’époque préindustrielle», a-t-il ajouté.

«L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ce dernier ne représentent plus un luxe: ce sont désormais des impératifs», a fait valoir M. Taalas. «Par cet accord passé avec le Fonds vert pour le climat, l’OMM entend favoriser des investissements avisés et ciblés qui s’appuient sur les meilleures données scientifiques et les meilleures pratiques.»

L’OMM a d’ores et déjà entrepris d’aider le Secrétariat du FVC à optimiser la politique du Fonds en faveur des activités justifiées sur le plan climatique. Il s’agit en effet de veiller à ce que les propositions qui seront soumises au Fonds soient étayées par les meilleures données scientifiques dont on dispose sur le climat.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat, l’OMM et le FVC collaboreront aussi dans les domaines suivants:

  • Coordination des programmes afin de tirer le meilleur parti des investissements consentis dans les systèmes météorologiques et hydrologiques et les services connexes d’information sur le climat. Cela consiste notamment à développer les programmes existants et à élargir leur portée de manière à combler les lacunes géographiques et à renforcer, grâce à un soutien régional ou international, l’exploitation de réseaux et la prestation de services au niveau national, à quoi s’ajoute une action concertée pour explorer de nouvelles possibilités et trouver de nouveaux partenaires.
  • Mise à profit des initiatives intergouvernementales existantes pilotées par l’OMM qui visent à promouvoir un développement durable à faibles émissions et résilient face au climat, afin d’accroître la cohérence et l’utilité des investissements consentis par le Fonds. Parmi ces initiatives on peut mentionner le Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC), conçu pour favoriser la prestation de services climatologiques pour les besoins de l’adaptation et de l’atténuation. Autre initiative clef, le Système mondial intégré d’information sur les gaz à effet de serre (IG3IS) nous renseigne sur les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et les sources d’émission de ces gaz, ce qui permet de cibler les mesures d’atténuation et de déterminer leur efficacité.

On mentionnera aussi les systèmes mondiaux d’observation et de prévision du temps et du climat exploités par l’OMM et l’Initiative sur les systèmes d’alerte précoce aux risques climatiques (CREWS).

  • Optimisation des différents projets: il s’agit de faire en sorte que les activités financées par le FVC qui font intervenir des systèmes et des services météorologiques et hydrologiques se voient appliquer les critères rigoureux fixés par l’OMM ou par son entremise. Cela consiste entre autres à mettre à profit le savoir-faire de l’OMM pour aider les instances accréditées auprès du Fonds à concevoir et mettre en œuvre des projets, notamment pour consolider les systèmes de base, fournir des prestations adaptées, faire progresser la recherche et développer les capacités.

Le nouveau protocole d’accord conclu avec le Fonds vert pour le climat fait suite à l’accord‑cadre passé entre la Banque mondiale et l’OMM pour simplifier la procédure selon laquelle les emprunteurs auprès de la Banque s’adressent à l’OMM pour bénéficier d’une assistance technique.

Aux yeux de l’OMM, ces deux accords illustrent bien les passerelles qui peuvent être jetées entre la science du climat et les institutions financières pour contribuer à accroître l’efficacité des politiques climatiques.

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec Clare Nullis, attachée de presse (courriel: cnullis@wmo.int; tél.port.: +41 (0)79.709.13.97).

Share this page