Prêts sur le plan météorologique

Prêts sur le plan météorologique

Des éclairs strient le ciel où des nuages sombres s’amoncellent. Le vent souffle en rafales et les vagues se brisent avec fracas. La pluie redouble de violence. Êtes-vous prêts à faire face à la tempête? Avez-vous reçu des messages d’alerte météorologique? Avez-vous reçu des conseils utiles et judicieux pour savoir quoi faire? Restez-vous sur place ou quittez-vous les lieux?

Les alertes précoces sont un aspect essentiel de la réduction des risques de catastrophe. Les alertes précoces multidangers nous préviennent simultanément des risques d’inondation, des tempêtes et d’autres dangers importants. Bien avant que ces dangers surviennent, les projets relatifs aux systèmes d’alerte précoce préparent les personnes exposées ainsi que celles qui peuvent apporter une aide à se tenir prêtes sur le plan météorologique lorsque l’alerte sonne. Les alertes précoces fondées sur les impacts fournissent des informations plus compréhensibles à celles et ceux qui doivent agir lorsque ces alertes sont déclenchées.

Pour être efficaces, les systèmes d’alerte précoce doivent mobiliser fortement les personnes et les collectivités exposées. Les systèmes d’alerte précoce multidanger fondés sur les impacts font intervenir les populations, les responsables politiques, les prévisionnistes, les diffuseurs d’alertes, les médias, les autorités chargées des interventions d’urgence, les centres de soins et les planificateurs du relèvement.  En assurant une coordination étroite de toutes les parties prenantes, ils sont d’un meilleur rapport coût-efficacité que les systèmes isolés ne concernant qu’un seul danger.

Les prévisions météorologiques nécessitent des observations de notre environnement menées à toute heure et dans  le monde entier. L’essentiel de ces observations sont réalisées par les Services météorologiques nationaux dans le cadre de la Veille météorologique mondiale de l’OMM, qui met en liaison, 24 heures sur 24 et en temps réel, les stations d’observation et les centres nationaux, régionaux et mondiaux de prévision météorologique et climatique. La Veille météorologique mondiale recueille les données météorologiques, climatiques, hydrologiques et océanographiques transmises par au moins 15 satellites, 100 bouées ancrées, 600 bouées dérivantes, 3 000 aéronefs, 7 300 navires et quelque 10 000 stations d’observation au sol. Il importe que ces données soient comparables et normalisées afin que les centres de prévision puissent les utiliser dans leurs modèles de prévision numérique du temps, qui produisent des prévisions météorologiques quotidiennes et des alertes précoces concernant des phénomènes naturels dangereux tels que les ouragans. C’est pour cette raison que la Veille météorologique mondiale établit aussi des normes pour la mesure des données.

 

Temps

Pour établir des prévisions météorologiques, il est nécessaire d’observer l’ensemble de notre environnement 24 heures sur 24. Ce sont principalement les Services météorologiques nationaux qui effectuent des observations, dans le cadre de la Veille météorologique mondiale; celle-ci relève de l’OMM et relie, en permanence et en temps réel, les stations d’observation aux centres nationaux, régionaux et mondiaux de prévision du temps et du climat.

Observations

Aujourd’hui, plus de 10 000 stations météorologiques en surface, automatiques ou dotées de personnel, 1 000 stations aérologiques, 7 000 navires, 100 bouées ancrées et 1 000 bouées dérivantes, des centaines de radars météorologiques ainsi que 3 000 aéronefs commerciaux spécialement équipés mesurent tous les jours des paramètres clés relatifs à l’atmosphère, aux terres émergées et à la surface des océans. À cela s’ajoutent quelque 16 satellites météorologiques et 50 satellites de recherche.

En bref

Cyclone tropical le plus long: 31 jours (du 10 août au 10 septembre 1994) pour l’ouragan/typhon John dans les bassins du Pacifique Nord-Est et du Pacifique Nord-Ouest.

Cyclone tropical le plus étendu (vent  mesuré à partir du centre): coup de vent  [17  m/s,  34 kt, 63 km/h] mesuré le 12 octobre 1979  à  1 100 km du centre du typhon Tip dans le Pacifique Nord-Ouest.

Onde de tempête la plus élevée jamais enregistrée: 13 mètres, le 5 mars 1899 lors du cyclone tropical Mahina dans la baie de Bathurst (Queensland, Australie).