Réduire les risques de catastrophe pour renforcer la capacité d'adaptation au climat

Par le Secrétariat de l'OMM1

Les catastrophes naturelles liées à des phénomènes météorologiques, climatiques ou hydrologiques constituent une source importante de décès, de blessures et de destructions. Au cours de la dernière décennie (2005-2014), 3 253 événements hydrométéorologiques dangereux ont été recensés dans le monde; ils ont fait 283 035 victimes et causé des pertes économiques évaluées à 983 millions de dollars des États-Unis.2

En revanche, et grâce en grande partie à la mise en place du Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 – Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes –, beaucoup de pays ont réussi au cours de la dernière décennie à sauver de nombreuses vies et à protéger les biens grâce à l’amélioration des systèmes d’alerte précoce et au renforcement des capacités d'adaptation au climat. Les services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) ont joué un rôle de premier plan à ce titre en fournissant des services de prévisions et d'alertes précoces concernant les risques liés aux aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques comme les cyclones, les tempêtes, les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur ou de froid et les incendies de forêt. Ils ont de plus appris à communiquer plus efficacement avec le public et à coordonner leurs actions avec celles des services d'intervention d'urgence, des autorités médicales et des autres organismes nationaux compétents, deux avancées qui sont au cœur du Cadre d'action de Hyogo.

Cependant, en dépit des progrès considérables accomplis, les lacunes et les problèmes restent nombreux, voire risquent de s'aggraver à mesure que les populations augmentent et que les mégapoles s'étendent, devenant ainsi plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour pouvoir satisfaire aux attentes toujours plus grandes concernant la sécurité des personnes et des biens, les SMHN auront besoin de renforcer leurs capacités institutionnelles et opérationnelles, de mobiliser plus de ressources humaines et financières, et de collaborer plus étroitement avec leurs partenaires nationaux et régionaux.

La création de conditions propices à la réduction des risques de catastrophe dépendra de l'issue de trois réunions de négociations cruciales qui seront organisées cette année sous les auspices des Nations Unies:

  • la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, qui aura lieu à Sendai (Japon), en mars 2015, et qui devrait déboucher sur l'adoption d’un nouvel instrument, le Cadre pour la réduction des risques de catastrophe pour l’après-2015, qui succèdera au Cadre d'action de Hyogo;
  • l’Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra à New York en septembre et au cours de laquelle les États Membres devraient adopter les objectifs de développement durable;
  • les négociations sur les changements climatiques qui se dérouleront à Paris, en décembre, et qui devraient aboutir à la conclusion d'un nouvel accord au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Ces trois processus fournissent à la communauté internationale l'occasion unique d'assurer la cohérence et la concordance des politiques, pratiques et accords de partenariats pour la mise en œuvre des programmes de réduction des risques de catastrophe, de développement durable et de lutte contre le changement climatique. En ce qui concerne l'OMM, ils influeront, au cours de la décennie à venir et au-delà, sur la prestation des services météorologiques, climatologiques et hydrologiques adaptés aux besoins des utilisateurs et conçus pour répondre à l'évolution des besoins des autorités publiques, des décideurs et du grand public.

 

Contribution de l'OMM au Cadre pour la réduction des risques de catastrophe pour l'après-2015

À Sendai, les gouvernements du monde entier vont faire fond sur les acquis du Cadre d'action de Hyogo en adoptant le Cadre pour la réduction des risques de catastrophe pour l'après–2015, lequel devrait préconiser une conception de la réduction des risques de catastrophe à la fois plus globale et plus axée sur les populations. Le nouveau cadre mettra vraisemblablement l'accent sur les domaines prioritaires suivants: 1) une meilleure compréhension des risques de catastrophe; 2) le renforcement de la gouvernance et des institutions pour la gestion des risques de catastrophe; 3) l'investissement dans le renforcement des capacités économiques, sociales, culturelles et écologiques d'adaptation au climat; 4) le renforcement de la préparation en vue d’interventions plus efficaces pour le relèvement et la reconstruction. 
  


Renforcement de la résilience des communautés grâce aux alertes précoces, à l'adaptation physique et à la préparation financière

 

Dans les grandes lignes, les Membres et les partenaires de l'OMM sont convenus de ce qu'il convient de faire pour renforcer le rôle de l'Organisation en matière de réduction des risques de catastrophe. Les SMHN auront un rôle de premier plan à jouer dans la mise en œuvre du nouveau cadre en appliquant les mesures concrètes suivantes:

1 – Amélioration de l'accès à l’information sur les risques à l’échelle mondiale: Les données actuelles et historiques, ainsi que les prévisions et les analyses prospectives, sont essentielles pour la surveillance de l'évolution des tendances, la quantification des risques de catastrophe, le recensement des meilleures pratiques et la définition des priorités. La communauté météorologique mondiale poursuivra ses efforts afin d'accroître la qualité et la disponibilité des observations, des données et des prévisions essentielles du temps et du climat qui sont diffusées à l'ensemble des pays par le biais du Système d’information de l’OMM (SIO) et du Système mondial intégré des systèmes d'observation de l'OMM (WIGOS). Beaucoup d'autres activités de l'OMM – par exemple, la Veille météorologique mondiale, le Programme climatologique mondial et le Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC) contribueront également au cours des années à venir à la production de meilleures informations sur les risques de catastrophe.

L'OMM s'emploiera également à améliorer l'accès à d'autres types de données sur les risques. Par exemple, elle veillera, en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), à aider les pays à mettre en place des systèmes d’alerte précoce multidanger et à recueillir des informations sur les normes nationales d'évaluation de l'exposition et de la vulnérabilité aux catastrophes. Consciente en outre du fait que les données sur les risques de catastrophe et leurs incidences ont tendance à être incomplètes et difficiles à comparer d'un pays à l'autre, l'OMM collaborera avec ses partenaires à la réalisation d'examens périodiques et à la publication de documents d'information comme l’Atlas de la mortalité et des pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes (1970–2012), publié récemment.

2 – Mise en œuvre de systèmes d’alerte précoce multidanger: Bien que les systèmes et services d'alerte précoce aient déjà contribué à réduire très sensiblement les taux de mortalité dans de nombreuses régions du monde, des améliorations sont encore possibles. En particulier, l'adoption de systèmes d'alerte précoce multidanger peut permettre de fournir des services intégrés et sans discontinuité grâce auxquels il est possible de réduire simultanément les risques de catastrophe que posent différents types de dangers, aussi bien à court terme (météorologie) qu’à long terme (climat). Ces systèmes associent l'ensemble des acteurs compétents et portent sur tous les grands risques, y compris les tempêtes, les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur et autres phénomènes météorologiques extrêmes.

 

 

Projet de démonstration de l'OMM concernant la prévision des inondations côtières

Les inondations côtières constituent une menace croissante pour la vie et les moyens de subsistance des populations établies dans les basses terres littorales fortement peuplées. La gestion des risques que pose ce phénomène constitue un défi de taille pour les chercheurs et les décideurs œuvrant dans les domaines de la météorologie, de l'hydrologie, de l'océanographie, de la gestion des catastrophes et de l'aménagement des zones côtières. Le Projet de démonstration concernant la prévision des inondations côtières a été établi en 2009 en vue de faciliter la mise en place de systèmes d'alerte plus efficaces pour protéger les collectivités des inondations côtières dans les pays qui sont régulièrement touchés par des catastrophes. Il a pour objet d'améliorer les capacités des organismes nationaux responsables, y compris les SMHN des pays membres de l'OMM, en matière de prévision des inondations côtières et d’alerte. La formation et le transfert de technologie sont les composantes cruciales sur lesquelles s'appuie ce projet pour atteindre cet objectif.

 

Le projet de démonstration vise essentiellement à réduire la vulnérabilité en améliorant les capacités opérationnelles de prévision et d'alerte concernant les risques et les répercussions probables des inondations côtières causées par des phénomènes tels que les ondes de tempête, les marées astronomiques, les vagues, les inondations fluviales ou l'élévation anormale du niveau de la mer, survenant seuls ou en combinaison.

 

Ce projet est mis en œuvre par l’entremise d’une série de sous-projets fondés sur les besoins des utilisateurs et exécutés ou gérés par les organisations nationales responsables des services d'alerte précoce aux inondations côtières. À l'heure actuelle, quatre de ces sous-projets sont mis en œuvre, au Bangladesh, aux Fidji, en Indonésie et dans les Caraïbes. Une fois les sous-projets nationaux achevés, les pays se doteront d’un système opérationnel et intégré de prévision des inondations côtières et d’alerte qui établira une base objective pour la gestion des catastrophes (inondations) côtières, aidera à sauver des vies et à réduire les pertes de moyens de subsistance et de biens et améliorera la résilience et la viabilité des collectivités côtières.

 

En harmonisant la mise en œuvre de ce projet de démonstration avec celle d'autres initiatives de l'OMM, comme le très fructueux Projet de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes (SWFDP) (mis en œuvre dans le cadre d'un processus en cascade) et le système d’indications relatives aux crues éclair (FFGS), l'OMM facilitera la mise en place par les SMHN des systèmes d'alerte précoce multidanger et contribuera ainsi de manière significative aux efforts de réduction des risques de catastrophe. Le processus en cascade du Projet de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes assure la transmission aux météorologistes des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement des informations de grande valeur produites par les centres mondiaux et régionaux de surveillance du temps, permettant ainsi à ces derniers de produire en temps utile des prévisions et des messages d'alerte précis concernant les phénomènes météorologiques dangereux.

4 – Renforcement de la capacité d'adaptation au climat par le biais des services climatologiques: Il convient d'associer aux interventions d'urgence des efforts pour renforcer la capacité d'adaptation au climat et la prévention des catastrophes. Il s'agit de porter son attention au-delà de la prochaine inondation ou de la prochaine tempête pour comprendre les vulnérabilités climatiques à long terme et aider la société à se préparer et à s'adapter aux extrêmes météorologiques et, d'une manière générale, aux aléas climatiques. L'émergence des services climatologiques permet d'émettre plus longtemps à l'avance les messages d'alerte concernant certains risques. Ainsi, les perspectives saisonnières aident les pouvoirs publics et les agriculteurs à gérer les situations découlant d'un déficit ou d'un excédent de précipitations. Les services climatologiques de haut niveau intègrent les prévisions climatiques aux informations provenant de secteurs clés comme ceux de la santé et de l'urbanisme pour étayer la prise de décisions dans des domaines comme la prévention des catastrophes et d'autres domaines prioritaires. Par exemple, la conjugaison des scénarios d'élévation du niveau des mers, de configuration des tempêtes et des tendances démographiques peut aider à déterminer les investissements à consentir à long terme au développement des zones côtières.

Les progrès de la science permettent à l'OMM d'accroître la disponibilité et la précision de services climatologiques adaptés aux utilisateurs pour aider les pays et les collectivités – en particulier les plus vulnérables – à s'adapter à la variabilité et à l'évolution du climat en collaborant par le biais du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Ce cadre est mis en œuvre par les autorités publiques avec l’appui de l’OMM et de ses partenaires du système des Nations Unies et d'ailleurs. La réduction des risques de catastrophe compte parmi ses principales priorités. Les services météorologiques et climatologiques devront se monter capables de fournir des prévisions à échéance de plus en plus longue pour étayer les décisions d'investissement et la planification stratégique à long terme aux fins de l'adaptation au climat. Ainsi, pour aménager les côtes – exposées à de nombreux dangers naturels – ils peuvent promouvoir l’élaboration de nouveaux codes du bâtiment et la rénovation des infrastructures afin de se prémunir contre des dangers plus fréquents et de plus forte intensité.

5 – Promotion de la mise en réseau et des partenariats: En établissant des partenariats avec d’autres organisations et secteurs – universités, ministères, organisations internationales, organisations non gouvernementales, médias, secteur privé et société civile –, les SMHN aident la société à prendre des décisions plus avisées grâce à des informations météorologiques, hydrologiques et climatologiques plus complètes, plus précises et plus fiables. Ces partenariats permettent d’étoffer les réseaux d’observation, d’améliorer le traitement de l’information, d’affiner la résolution des modèles et d’obtenir des produits spécialisés plus précis et, par là même, plus utiles. Les SMHN encouragent ces partenariats en adoptant des politiques d’ouverture grâce auxquelles les informations dont ils disposent sont accessibles en temps réel, sous des formes facilement exploitables et à faibles coûts.

Costa Rica – Partenariats pour la mise en place de systèmes d'alerte précoce

Au Costa Rica, le fleuve Sarapiqui et plusieurs de ses affluents ont une longue histoire de débordements, généralement liés à l’intensité de la saison des pluies dans le nord des Caraïbes. De nombreuses collectivités sont exposées aux crues, un phénomène exacerbé par l’accroissement de la population et son développement dans les zones inondables. 

Le séisme de magnitude 6,2 qui a frappé la région de Cinchona le 8 janvier 2009 a eu une incidence importante sur le paysage et la variabilité hydrologique du bassin du Sarapiqui. Ce séisme et les glissements de terrain qu'il a provoqués ont aggravé les risques dans le bassin en modifiant le réseau hydrographique: de nouveaux risques de crues soudaines, de coulées de boue et d'obstruction des cours d'eau menacent désormais la zone. L'accumulation de sédiments provenant des glissements de terrain a en outre modifié le comportement du fleuve et élevé le niveau de son lit. Il était donc nécessaire de mesurer les nouveaux risques et d'appuyer l'organisation des collectivités dans les zones ainsi menacées.

L’OMM, l’Institut météorologique national (IMN), la Commission nationale de prévention des risques et d’intervention d’urgence (CNE) et l’Agence de l’électricité (ICE) ont coordonné leurs efforts pour mettre sur pied un système d'alerte précoce dans le bassin du Sarapiqui et pour renforcer les capacités locales de prévention et d'intervention. Le Système costaricien d’alerte précoce aux aléas hydrométéorologiques a été financé par la Banque mondiale par l’intermédiaire du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR).

Lancé au début de 2012, ce projet a été achevé en mai 2013. Il a permis d'établir une coordination et une coopération sans précédent entre les trois organismes nationaux (IMN, ICE et CNE) et une cinquantaine de collectivités du bassin du Sarapiqui. Un exercice de simulation a regroupé plus de 800 participants et quelque 500 personnes se sont portées volontaires pour participer à un exercice d’évacuation coordonné par la CNE, les forces de police, la Croix-Rouge et les autorités locales.


En collaboration avec d’autres institutions des Nations Unies, des gouvernements et d’autres grandes entités comme la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’OMM propose la constitution d'un réseau mondial de partenariats qui sera chargé de conseiller les organismes gouvernementaux sur les moyens de renforcer les systèmes et les services d'alerte précoce multidanger et de répondre aux priorités d'action énoncées dans le Cadre de réduction des risques de catastrophe pour l'après-2015. Cet appui portera en particulier sur les domaines suivants:

  • étendre et accélérer la mise en œuvre des systèmes et services d'alerte précoce multidanger;
  • établir le nombre de personnes supplémentaires – y compris parmi les plus vulnérables – qui ont pu profiter d'un service d'alerte précoce et d'informations sur les risques;
  • faciliter l'intégration des études de cas et des enseignements qui en ont été tirés, le partage des acquis entre les régions, pays, villes et collectivités locales et l'analyse des nouveaux enjeux y afférents;
  • s'appuyer sur le changement d'orientation amorcé par les organismes nationaux ou locaux comme les Services météorologiques et hydrologiques nationaux afin de les aider à:
    • passer de leur statut actuel de prestataires de services de prévisions et d'alertes précoces au statut de fournisseurs de prévisions axées sur les impacts et d'avis tenant compte des risques;
    • jouer un rôle de premier plan pour tous les aspects de la gestion des risques de catastrophe, afin d'appuyer au mieux les services de gestion des catastrophes et les collectivités locales;
    • fournir de meilleurs services d'aide à la prise de décisions fondées sur les risques;
  • renforcer les partenariats établis entre les agences techniques (nationales) chargées de fournir des données sur les risques hydrométéorologiques, géophysiques ou autres et les organisations pertinentes œuvrant dans le domaine de la gestion des catastrophes.

La coopération internationale et les partenariats à l’échelon mondial, régional et national sont essentiels pour assurer la compatibilité des systèmes d'alerte précoce multidanger, la mise au point et le transfert des technologies et l'échange des connaissances et des données. Il importe également d'assurer une coordination efficace et l’optimisation des investissements et des stratégies de financement des risques par les gouvernements grâce au développement international et au financement d’activités climatologiques dans des domaines tels que le renforcement des capacités institutionnelles et infrastructurelles, l'analyse des aléas/risques et les systèmes d’information sur le climat.

On mettra enfin l'accent sur le « dernier kilomètre », afin d'améliorer la communication, aux populations des régions éloignées ou difficiles d'accès, d'alertes précises concernant les risques météorologiques et climatiques. Les SMHN devront pour cela renforcer leur collaboration avec les organismes de gestion des catastrophes, les médias, etc.

Prévention des risques de catastrophe à Shanghai

Mégapole de plus de 23 millions d'habitants, Shanghai a été l'une des premières à instaurer un système d'alerte précoce multidanger pour se protéger contre les risques posés par les cyclones, les ondes de tempête, les épisodes de températures extrêmes, ainsi que par les inondations, les maladies et les dommages physiques qui peuvent en découler. Ce système repose sur une volonté politique forte, un cadre juridique bien établi, des rôles clairs, des procédures opératoires normalisées, ainsi que sur des alertes cohérentes et auxquelles il est possible de donner suite, sans oublier la coopération des organismes gouvernementaux, des populations et des secteurs vulnérables. In fine, la bonne gouvernance est l'une des clés du succès de la prévention des catastrophes.

 

 

 

 

1 Tang Xu, Director; Mannava V.K. Sivakumar, Consultant; and Jochen Luther, Junior Professional Officer, Disaster Risk Reduction Programme; and Michael Williams, Chief, Communications & Public Affairs Office, WMO

2 EM-DAT, database of the Centre for Research on the Epedemiology of Disasters (CRED) at the Université catholique de Louvain (UCL), www.cred.be

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